
Dénomination groupe scolaire BEL-AIR
Le nouveau groupe scolaire rue du Bel-Air dans le secteur Descartes de la ZAC Gare Ardoines, sort de terre et ouvrira ses portes à la rentrée scolaire 2025. Ce nouvel établissement, implanté sur un terrain de 5 482 m², se compose de deux bâtiments : le groupe scolaire de 21 classes et le centre de loisirs.
Pour cette nouvelle concertation, trois femmes inspirantes et porteurs de valeurs ont été retenues : Joséphine Baker, Niki de Saint Phalle et Gisèle Halimi. Ces figures emblématiques, chacune dans leur domaine, incarnent l’engagement, le courage et la créativité, autant de qualités que nous souhaitons transmettre aux futures générations de ce groupe scolaire.
Gisèle Halimi – 27 juillet 1927 > 28 juillet 2020
Gisèle Halimi, avocate franco-tunisienne, militante anticolonialiste et figure majeure du féminisme, a consacré sa carrière à défendre les droits humains, en particulier ceux des femmes et des peuples colonisés. Elle s’est d’abord engagée contre la torture pendant la guerre d’Algérie, défendant des militants indépendantistes et dénonçant les exactions françaises. En 1971, elle cofonde le mouvement « Choisir la cause des femmes » avec Simone de Beauvoir, afin de défendre le droit à l’avortement. Elle marque les esprits lors du procès de Bobigny en 1972, défendant une mineure ayant avorté après un viol, un plaidoyer qui ouvre la voie à la loi Veil en 1975. Gisèle Halimi milite également pour la reconnaissance du viol comme crime, pour l’égalité des sexes et pour la réforme des lois patriarcales. Son combat a transformé le droit français et a durablement influencé le féminisme, inspirant de nombreuses générations à poursuivre son engagement pour la justice et l’égalité.
Joséphine Baker – 3 juin 1906 > 12 avril 1975
Joséphine Baker, artiste, résistante et militante franco-américaine, a mené un combat pour la liberté, l’égalité et la fraternité tout au long de sa vie. Star des années 1920, elle brise les stéréotypes raciaux par son talent et sa personnalité, devenant l’une des premières femmes noires à accéder à la célébrité mondiale. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle rejoint la Résistance française, utilisant sa carrière pour obtenir des informations qu’elle transmet aux Alliés. Elle milite aussi pour les droits civiques aux États-Unis, participant à la Marche de Washington en 1963 aux côtés de Martin Luther King. En France, elle adopte douze enfants de différentes origines, sa « tribu arc-en-ciel », pour promouvoir l’unité et l’égalité entre les peuples. En 2021, son engagement est honoré par son entrée au Panthéon, faisant d’elle la première femme noire à y être inhumée.
Niki de Saint Phalle – 29 octobre 1930 > 21 mai 2002
Niki de Saint Phalle, artiste franco-américaine, a consacré son oeuvre à dénoncer les oppressions patriarcales et a défendu la liberté individuelle, en particulier celle des femmes. Autodidacte, elle devient célèbre dans les années 1960 avec ses « Tirs », performances où elle vise des sacs de peinture fixés sur des toiles, une critique audacieuse de la violence et des normes sociales. Elle crée ensuite les « Nanas », sculptures monumentales et colorées de femmes joyeuses et puissantes, symboles d’émancipation et de force féminine. À travers son art, elle aborde aussi des thèmes comme la sexualité, la maladie mentale et les inégalités. Son projet majeur, le « Jardin des Tarots » en Italie, est un parc de sculptures inspiré du tarot, où elle célèbre la créativité et l’imaginaire. Par son oeuvre subversive et engagée, Niki de Saint Phalle a laissé un héritage artistique et féministe qui continue d’inspirer.
